Aujourd’hui j’ai été visiter les coulisses du tout nouveau concept lancé par le centre commercial du Sacré-Coeur, le Jumbo Drive : un service de courses en ligne prêt-à-emporter.

Avant de nous envoyer en immersion, ses trois concepteurs nous ont tour à tour expliqué la genèse et le fonctionnement du projet, chacun à sa manière.
- Ce service déjà bien implanté en métropole avec 2000 points de retraits, manquait sur l’île ; c’est en qualité de pionnier en quête d’innovation que Jean-Christophe Brindeau, PDG du groupe Vindémia, aidé du groupe Casino, a alors mis en place ce projet cross canal, à la jonction entre internet, e-commerce et magasin traditionnel, qui a nécessité 200 000€ d’investissement, essentiellement axés sur la mise en place du site e-commerce.
- Alain Pothin, chef du projet, a été chargé de l’expertise et de la coordination des savoirs et des formations ; entre de nombreuses visites sur le terrain en métropole, et l’application pratique, un an s’est écoulé pour mener à bien ce projet.
S’il rencontre le succès attendu, à savoir une cinquantaine de commandes par jour, d’environ 100€ (soit plus que le panier moyen), le projet trouvera son point d’équilibre rapidement et le groupe pourrait envisager l’ouverture d’autres drives similaires sur l’île.
- Laurent Ek, chef de projet fonctionnel, aidé d’une équipe locale de développeurs et de programmeurs, a mis en place la logistique technique et informatique du site de e-commerce, qui gère les 10 000 références de produits de grande consommation, dont tous les produits de la liste Lurel, les stocks et le planning de retraits.
Le caddie virtuel n’a aucune limite de montant (on peut en théorie commander pour 5€ de courses) ; des frais de préparation de 5€ sont appliqués en-dessous d’un montant de 100€. Au-delà, rien à payer. Les prix sont les mêmes qu’en rayon, l’e-acheteur n’a rien à faire d’autre que de venir récupérer ses courses lors du créneau horaire qu’il a lui-même choisi, au moins 5h ouvrées après sa commande.
Comment ça se passe ? Pour le savoir, on a suivi tout le parcours depuis la préparation jusqu’à la livraison.

La préparation est immédiate après la validation ; armée de son PDA qui récapitule les produits référencés, place au picking : l’employée parcourt les rayons à toute vitesse, en habituée (rien à voir avec notre rythme aussi rapide fût-il) ; les produits sont rangés par type, non mélangés, et emballés séparément, sans frais supplémentaires. Puis les courses sont stockées dans une salle froide réservée aux commandes du drive. Les courses sont gardées 7 jours.

Comme pour les fast-foods, on parque sa voiture face à une borne, on sonne à l’interphone, on donne son numéro de commande et un employé vient alors charger les courses directement dans le coffre. La CB n’est débitée qu’au moment du retrait.

C’est une avancée pour les personnes âgées et à mobilité réduite, et pour les travailleurs actifs et mères de famille nombreuses, mais aussi pour ceux qui sont réfractaires au stress des courses. La mécanique est rodée, d’une redoutable simplicité, et donc terriblement efficace.
Ce que j’ai aimé : les courses virtuelles sont optimisées, on peut zoomer sur la photo du produit, et surtout, sur son étiquette de composition, qu’on voit presque mieux qu’en magasin. On garde l’historique de toutes nos courses dans l’espace client, et on peut recommander les mêmes en les modifiant. On peut également placer des produits en favoris.
J’apprécie également le fait de coordonner l’utilisation d’Internet à l’usage domestique, qui méritait quand même qu’on se penche sur une amélioration du quotidien. C’est chose faite, à présent.
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